Travaux - Reyran : la ville de Fréjus renforce et conforte ses digues

25 septembre 2019

Depuis fin juin, les engins de chantier ont investi lit et digues du Reyran canalisé, depuis le péage du Gargalon jusqu’à la confluence du torrent avec le fleuve Argens.
« L’important est de profiter au maximum de la saison sèche estivale et des basses eaux pour pouvoir travailler sans gêne et protégés des écoulements plus conséquents. Des batardeaux
(1) sont encore mis en place pour renforcer cette protection. Bien évidemment, les travaux seraient suspendus en fonction des aléas climatiques et des potentielles crues qui pourraient empêcher les engins de “descendre“ dans le lit. »

Des digues de plus de 50 ans !

Aurélien Desa est responsable en mairie de Fréjus, du service Conduite d’opérations (dans le cadre) de la Lutte contre les inondations. En ce sens, il suit de près l’évolution de cette première phase de travaux, dits de confortement des digues du Reyran.
Petit rappel : les digues ont été réalisées après la catastrophe de la rupture du barrage de Malpasset le 2 décembre 1959 – dont on commémorera le 60e anniversaire au long du mois de novembre et jusque début décembre –, sur un linéaire de 8 km (soit 16 km au total, les rives droite et gauche), et une largeur de 40 m. Leur objectif est de protéger la plaine du Reyran en cas de crue centenale.

Simplement, ces digues (édifiées au début des années 1960) nécessitent un entretien et des travaux de rénovation réguliers pour être en pleine mesure et capacité de remplir efficacement leur mission.

Travaux sur joints et fissures sur les dalles inclinées du Reyran

Longrines, dalles, pistes et rampes d’accès :
tout est diagnostiqué

La première phase de travaux, dits de confortement des digues, a donc débuté fin juin – « la première tranche se conclura en décembre. Mais le chantier reprendra en 2020, puisque les travaux s’étaleront sur deux ans », précise encore Aurélien Desa.
En attendant le béton drainant pour les longrines (2), les travaux inauguraux ont consisté en une « reprise des joints et fissures sur les dalles inclinées, du moins ceux diagnostiqués comme étant trop fragiles », voire « le remplacement des dalles trop abîmées »
Les interventions sur longrines ont commencé début septembre et, « à l’avancée du “poste“ longrines, nous entamons l’aménagement des pistes et rampes d’accès ».

Cette série d’interventions qui nous amènera au terme de la phase initiale. Laquelle comprend encore la « remise en état des clapets Reyrannet / Reyran », et surtout, s’avère « un préalable nécessaire aux travaux ultérieurs qui consisteront pour leur part en une phase de confortement… des talus ».

Les clapets anti-retour du Reyranet, au niveau du gué du Reyran, sont submergés par les eaux lors des inondations de novembre 2011. Ces clapets sont là pour empêcher que l'eau ne revienne gonfler davantage le cours d'eau


(1) batardeau : “barrage“ destiné de part et d’autre du lit du Reyran pour isoler des zones afin d’y effectuer les travaux au sec.

Ci-dessus, mise en place de batardeaux puis nettoiement des zones pour assécher et permettre toute intervention. Ci-dessous, reprise des longrines avec injection de béton drainant

(2) longrine : élément de structure, sous forme de poutre, réalisé en béton, disposé horizontalement entre (ou le long) de massifs de fondation de façon à mieux répartir les charges. Dans le cas qui nous préoccupe, ces longrines sont érigées les parements béton (les dalles) et le radier (lit) du Reyran.

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