Un samedi de confinement à Fréjus…

11 avril 2020

Samedi 11 avril 2020, Fréjus. En cette veille de Pâques, en plein cœur des vacances de printemps de deux zones scolaires (la C avec l’Île-de-France et l’Occitanie, la B avec les académies d’Aix-Marseille et Nice et une bonne moitié Nord, soit plus de 50 % des Français), Fréjus la romaine serait normalement pas loin d’afficher complet. A fortiori avec les températures ô combien agréables (23-24° à l’abri, certainement plus en ressenti), et un soleil qui irradie la région de ses rayons…

Mais ce samedi 11 avril est aussi le 25e jour de confinement instauré le 17 mars pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Aussi, Fréjus apparaît-elle parfois bien vide. À l’image des quelques visuels ci-après, instantanés d’une vie confinée sur la partie nord-ouest de la ville, côté Caïs-Capitou…

Comme sur les bords du Reyran, où moutons ou gibier prennent un temps de pause… ou de pose !

Peut-être cette perdrix n'avait-elle pas son attestation de sortie... En tout cas, elle avait la tenue de confinement, ou plutôt de camouflage

Pas de confinement pour les moutons et leurs petits, qui paissent paisiblement... sous la surveillance du “Patou“...

Y a pas foule au péage !

Et que dire encore de ce péage du Capitou que l’on peut tourner dans tous les sens, à l’envers comme à l’endroit, vers Aix ou vers Nice, mais surtout désert, étonnamment vide et déserté…

Mais il n’est pas que les hypermarchés qui sont à pied d’œuvre. Pour d’autres corps de métier, le confinement n’arrête pas le travail.
On ne pense pas précisément à cet instant aux soignants, personnels de secours, infirmiers libéraux, médecins généralistes, même si eux sont évidemment en première ligne et qu’ils méritent le plus grand respect.

À ma droite, rien... À ma gauche non plus...

Sabrina, conductrice de bus,
contente d’être au volant

Non, sur le coup, on pense aux transports urbains, aux bus du réseau intercommunal AggloBus, que l’on a finalement toujours l’habitude de croiser ici ou là. Ainsi, alors que son véhicule transmet les messages, tantôt de prévention (#Restezchezvous), tantôt de soutien au personnel soignant et forces de secours entre autres (#Solidarité à nos héros du quotidien#), Sabrina, conductrice, reconnaît être contente d’être derrière son volant. « Si je fais ce métier, c’est notamment parce que j’aime être dehors et j’adore conduire. Donc, je préfère largement être au volant de mon bus que confinée dans un endroit clos. »

#Restezchezvous, ou encore #Solidarité pour nos héros du quotidien... Solidaire, Sabrina a constaté une prise de conscience quant au respect du confinement

Et si elle admet que ce fameux « confinement n’était pas trop respecté au début et il y avait encore beaucoup de monde dans le bus », ce n’est plus vraiment le cas. « Il a dû y avoir une prise de conscience et il y a beaucoup moins d’usagers à emprunter le bus. Voire plus du tout parfois. » Mais Sabrina n’en reste pas moins fidèle au poste, et derrière son volant. D’autant que parfois, « certaines personnes un peu plus âgées ne semblent pas encore avoir vraiment compris ou pris la mesure de tout ce qui se passait. Il faut leur expliquer un peu »

Et tout cela risque de durer encore quelques semaines si l’on en croit les toutes dernières informations faisant état d’un probable prolongement du confinement…

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Actualité générale