VOLLEY-BALL (Journée 2 - play-offs) - Fréjus battu par le GNVB 3-1 : Naaannnn ? Si !!!!

03 mars 2021

En cédant face au groupe plus compact du Grand Nancy Volley-ball ce mardi soir pour le compte de la 2e journée des play-offs, le Fréjus Var Volley a plus que fortement compromis ses chances de jouer un rôle significatif dans cette seconde phase du championnat, à tout le moins en ce qui concerne une hypothétique qualification en demi-finale. Et pourtant…

Sentiments mêlés donc ce mardi 2 mars, au soir de la défaite (1-3 -> 16-25, 25-14, 28-26, 25-22) concédée aux Nancéiens du coach Éric N’Gapeth, mélange de frustration et de bonne(s) surprise(s) pour l’entraîneur fréjusien comme pour les joueurs et les officiels (admis) et présents à Sainte-Croix.

Corentin Suc avait besoin de souffler ? Qu'à cela ne tienne, Quentin Schouteten est là pour faire la passe

Falafala, adroit libéro

« Frustration car il y avait la place, admet Loïc Geiler. Mais aussi parallèlement le sentiment d’avoir présenté une copie correcte au regard des circonstances », et notamment de cette absence d’Hugo Lecat, le libéro fréjusien, victime d’une déchirure musculaire au mollet à Illac, « au milieu du 2e set, même si j’ai terminé le match », rapporte le fils de l’ancien international.

Du coup, c’est Soané Falafala qui s’y est mis. Au terme d’un match intense, l’ex-Nazairien ressentait lui aussi une légère frustration, « c’est sûr, c’est différent. Mais le poste lui-même n’est pas le sujet, je suis resté focus sur ce que j’avais à faire pour mes coéquipiers. Maintenant, oui c’est vrai, ce n’est pas mon registre habituel », assure celui qui est 3e marqueur de l’équipe fréjusienne.

Et pourtant, son suppléant naturel, Baptiste Enfoux, a lui aussi sorti une très belle copie d’ensemble - avec notamment une belle présence générale, en réception, ou encore à l’engagement dans l’ultime manche -, « mais cela empêche une rotation, c’est évident », renchérissait encore Loïc Geiler.

La grosse info de cette rencontre, la blessure au mollet (déchirure) du libéro habituel Hugo Lecat, de fait suppléé à son poste par Soané Falafala (n°6)

Enfoux présent,
Conré plus effacé

En fait, c’est un peu toute l’équipe fréjusienne qui tire un peu la langue, doublant deux marathons de suite - cinq matches en 20 jours pour finir la saison régulière, puis six nouveaux rendez-vous de play-offs à enchaîner en 21 jours - sans avoir eu la possibilité de bien se remettre du Covid et de la semaine d’isolement induite. À l’image d’un Théo Conré, « un peu dans le dur », souligne le coach et en dépit de quelques fulgurances dont il a le secret, d’un Corentin Suc « qui avait besoin de souffler » après avoir lui aussi enchaîné les rencontres en l’absence (entorse) de son compère Quentin Schouteten.

 

Ce mardi donc, Schouteten aura été chargé de la distribution du jeu, largement au niveau d’ailleurs. Mais la réussite aura échappé aux locaux sur quelques points cruciaux - tout comme un petit coup de pouce arbitral - et surtout, surtout, l’appui d’un public qui aurait sans doute une fois encore été le 7e homme des Fréjusiens pour le coup !

Autre changement dans le six titulaire, la rentrée de Quentin Schouteten, désormais bien remis de son entorse

Hugo Leon aura fait
très mal cette saison !

Car oui, il y avait la place. Oui, Nancy ne présente pas un visage serein, quand bien même Éric N’Gapeth a suppléé Martin Demar voici quelques semaines, quand bien le jeu lorrain s’appuie désormais sur un “géant“ à la passe, l’Australien Ashar Dosanjh (2,05 m), qui aura fait ce qu’il a pu même si le manque d’automatismes fut assez criant.

 

Oui mais voilà, le Grand Nancy Volley-ball s’est, comme à la fin janvier, appuyé sur son maître à jouer, son attaquant brésilien Hugo Leon de Guimaraes (16 pts), une nouvelle fois sacré MVP, et à un degré moindre sur son homologue serbe Luka Marinkovic (11 pts).

L'excellence des serveurs fréjusiens (ici Maccarro) en début de match, notamment dans le premier set, leur a permis de surclasser leur adversaire 25-16 dans cette manche initiale

La moindre baisse de régime
se paie cash

Les Fréjusiens n’auront pas spécialement fait de cadeau à Éric N’Gapeth et ses ouailles - hors la médaille de la Ville de Fréjus remise au coach nancéien (lire plus loin) -, mais les Lorrains ont montré qu’ils n’étaient pas des “quiches“ et que l’accession en Ligue A se jouera probablement entre eux et leurs compères de Saint-Nazaire, tout aussi intraitables dans l’autre poule de play-offs (3-0 devant Martigues en ouverture avant de jouer Saint-Quentin ce mercredi soir).

Petite rentrée pour Piélé Halahagu dans le six fréjusien aux côtés des “grands“, Soané Falafala et Théo Conré

Mais l’on retiendra « deux sets et demi très intenses et très bons de notre part », conclut Loïc Geiler, dont le premier, insisterons-nous pour notre part où les Fréjusiens, efficients au service et poussant Nancy dans ses retranchements et ses erreurs sur les réceptions, efficaces au filet, tant en attaque qu’au bloc, présents en défense, pour atomiser (25-16) un adversaire qui subissait.

Loïc Geiler aura beau prendre de la hauteur, mais c'est bien Éric N'Gapeth et ses joueurs qui prendront le dessus au final, dont ce diable d'Hugo Leon, à nouveau désigné MVP de la rencontre

Si l’on passera sur la manche suivante, concédée à 14 « avec leurs services flottants contre lesquels on n’a pas trouvé la parade », le troisième set sera décisif tout autant qu’incertain, conclu à 28-26 pour les visiteurs, non sans que chacun des deux protagonistes n’eut sauvé deux balles de set.

L’autre grande satisfaction aura été, outre une entrée dès le premier écchange pour chaque set - le pêché mignon des diesels fréjusiens -, le fait que cap’tain Alexander Szot et ses partenaires, dont un Pedro Frances rageur dans la 4e manche, ne cèdent rien…

Hors quelques ballons malheureux mais, on le répète à chaque fois, se paient cash au final !

Les mains de Pedro Frances, ce dernier très utile dans la 4e manche, n'auront malheureusement pas suffi

Un mince espoir,
et pour Hugo Lecat,
et pour les play-offs

La course infernale continue pour Fréjus avec ce déplacement toujours difficile – le voyage en lui-même pour commencer – en terre lozérienne samedi 6 puis la réception d’Illac mardi en huit. Toujours sans Lecat, pour qui le kiné Khelil Baba-Aïssa ne se montre guère optimiste : « une blessure du genre, il faut lui laisser le temps de bien cicatriser. D’autant qu’à ce poste (libéro), le joueur est toujours fermement en appui, bien campé et prêt à bondir ».

Soané Falafala risque donc fort de finir la saison sur ce rôle et les Fréjusiens entendent bien ainsi jouer à fond la dernière carte qu’il leur reste…

> Retrouvez ICI quelques images de la rencontre


• La médaille de la Ville pour Éric N’Gapeth. Quel dommage que le public ne fut pas là, pour rendre hommage à l’un des plus anciens glorieux de la grande époque du volley fréjusien, on veut parler ici d’Éric N’Gapeth.

Un Monsieur du volley - quintuple champion de France (et autant finaliste), à trois reprises avec Fréjus ; quadruple vainqueur de la Coupe de France, dont trois fois sous la tunique est-varoise ; finaliste de la Ligue des champions avec… Fréjus - en même temps qu’un généreux papa puisqu’il a donné au volley français l’un des meilleurs joueurs du monde en la personne d’Earvin N’Gapeth, lequel a fait ses premiers pas sur le parquet… de Fréjus !

Éric N'Gapeth s'est vu remettre avant la rencontre la médaille de la Ville par Patrick Perona, adjoint aux sports représentant le maire, David Rachline

Fréjus reconnaissante à son ancien champion aura donc remis, via son adjoint aux sports, Patrick Perona, représentant le premier magistrat, David Rachline.
Un N’Gapeth particulièrement réjoui de retrouver des visages connus, notamment celui de Claudy Respaut, en témoigne l’accolade émouvante que se sont accordés les deux hommes en se retrouvant à la salle. « La salle n’a pas beaucoup changé (…) oui, ça fait quelque chose de revenir ici (…) quel dommage que ce soit à huis clos », aura ainsi confié le père de “qui vous savez“ à notre confrère du quotidien local.

Pas d’autre rendez-vous prévu en tout cas cette saison entre Fréjus et l’un de ses anciens… à moins que les deux formations ne se qualifient pour la finale de ces play-offs… On peut toujours rêver… 

Mais “Pepette“ aura surtout été marquer par ses retrouvailles avec des anciens camarades de jeu (ci-dessus © Photo DR Lætitia Conte), retrouvailles complices et émues, notamment avec Claudy Respaut (ci-dessous)



 

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