Volley-ball (LBM - J17) - Fréjus bat Mende 3-1 : Que deMANDEr de plus ?

14 février 2021

On n’attendait pas autre chose que la victoire (3-1) de la part du Fréjus Var Volley ce samedi de mi-février, pour le compte de la 17e journée, qui aurait dû constituer (normalement) l’avant-dernier rendez-vous de phase régulière !

Sur ce plan, les volleyeurs varois ont fait ce que l’on attendait d’eux, empochant trois points grâce à un succès au final très convaincant et ne souffrant aucune contestation face au Mende Volley Lozère, l’un des “meilleurs ennemis“ du FFV depuis plusieurs saisons.

Soané Falafala vient d'apporter les deux derniers points aux siens, dont l'ultime sur un bloc gagnant (en haut), et toute l'équipe fréjusienne savoure un succès important... surtout dans les têtes

La confrontation entre les deux entités, aux budgets et parcours assez similaires, n’a jamais été un long fleuve tranquille entre deux équipes qui, comme l'on l’habitude de dire, ne partiront pas en vacances ensemble. En témoigne encore la fin de match quelque peu houleuse lors du match aller en novembre, où les Lozériens, furieux d’avoir laissé la victoire leur échapper lors de la manche décisive, ne s’étaient pas montrés les hôtes les plus accueillants du monde.

Les Fréjusiens se sont montrés dominateurs et incisifs au bloc, l'une des clés du match

Le diesel fréjusien ne tourne pas
d’entrée sur tous ses cylindres

Alors, il va sans dire que la motivation était toute trouvée pour Loïc Geiler avant de lancer ses ouailles sur le parquet. Oui mais voilà, Fréjus est un vieux moteur diesel qui a toujours du mal à entamer ses matches quand ce n’est pas ses sets.

Alors qu’à quelques hectomètres, plus précisément au cœur des Arènes romaines de la rue Vadon, six DJ’s lançaient eux parfaitement leurs sets pour un Live Stream dont on reparlera prochainement, les Fréjusiens, fidèles à leurs (mauvaises) habitudes, manquaient leurs premiers échanges et laissaient, comme apathiques, la direction du jeu aux Lozériens, qui n’en demandaient pas tant.

Théo Conré saisi sur cette attaque lozérienne, à l'image dun début de match où Fréjus a plus regardé son adversaire qu'agi et pesé sur la rencontre

« On ne joue jamais aussi bien que qu’on est libérés et que l’on joue sans pression, comme on l’a vu encore à Saint-Jean ou même à Saint-Nazaire », notait une nouvelle fois après coup le coach fréjusien Loïc Geiler, faisant ici allusion aux récentes rencontres, la première glanée sur le terrain d’Illac (3-1), la seconde concédée sur le même score aux Nazairiens, non sans que ceux-ci aient bu le vent du boulet (fréjusien) passer lors de la manche inaugurale (23-25) et faillirent tituber à nouveau dans le deuxième set (23-25) .notait une nouvelle fois après coup un Loïc Geiler.

Mais les six aces du joueur le plus régulier cette saison de l'effectif fréjusien auront fini par servir à faire la différence

Maccaro toujours solide au bloc

« Ils étaient comme… on ne dira pas paralysés par l’enjeu mais en tout cas pas totalement relâchés. Avec cette envie de bien faire qui nous poussait à être trop altruistes et ne pas forcer leur destin, ne pas prendre suffisamment de risques et à faire mal, quitte justement… à mal faire… »

Le premier set tomba bien vite dans la manche de Mendois qui n’en demandaient pas tant et faisaient juste le boulot, serait-on même tenté de dire (17-25), ce qui eut le don d’énerver quelque peu le président Alexandre Bonnard, loin de danser samedi mais trépignant plutôt de rage à cet instant.

Suc (en haut), Lecat (ci-dessus, 71 % de bonnes receptions), les “petits“ du groupe varois toujours décisifs dans le collectif fréjusien

Fort heureusement, « je les ai vraiment poussés pour qu’ils se libèrent », continue Loïc Geiler et la magie semble comme opérer, transformant littéralement des volleyeurs en retrait lors de la manche inaugurale et, tout à coup, prêts à renverser des montagnes.

Mieux, beaucoup mieux au service - « on a fait très peu de fautes dans ce secteur », se satisfaisait le “patron“ varois -, présents au bloc défensif (Frances, Maccaro), forts et précis sur les phases offensives, Fréjus comptait sur deux séries au service initiées par Suc et Conré pour empocher sans coup férir la deuxième manche (25-13).

Jesus Bruque et les joueurs du Mende VL ont logiquement cédé dans les trois dernières manches

L’entraîneur lozérien sans solution ?

Comme anéanti et sans solutions, le toujours “jouasse“ Constant Tchouassi, entraîneur mendois, mit trois titulaires… à l’amende en fin de set (Bruque, Jonas et Kerboua, respectivement suppléés par Serreau, Amorim et Tatarenko à 7-17), avant de continuer un point plus tard (à 7-18) en sortant son atout-maître, le pointu Faipule Kolokilagi (le 3e marqueur du championnat a été réduit à 12 points seulement) lançant en lieu et place le jeune Soumaré.

À moins que le malin - et toujours “jouasse“ - Tchouassi n’eut tenté de faire reposer ses titulaires pour le set suivant (25-13 Fréjus en tout cas pour le 2e set).

Las, Conré (17 pts dont six aces), Szot - 12 pts, 41 % d’attaques converties et futur MVP du match - ou encore Falafala (12 pts également) allaient contrecarrer les desseins lozériens et Fréjus concédait à peine six points de plus dans le 3e set avant de l’empocher 25-19.

Alexander Szot, ici aux côtés de son passeur Corentin Suc, aura été le premier surpris mais ravi d'apprendre qu'il était désigné MVP du match samedi

En attendant (enfin)
Martigues et Raph’ Attié

À 2-1 pourtant, les Fréjusiens n’étaient pourtant pas sortis d’affaires. Moins présents, moins précis, auteurs de quelques maladresses, les locaux laissaient un adversaire également plus incisif jouer à égalité jusqu’à 19 partout. La vérité restait pourtant aux Fréjusiens (21-19) avant d’aller empocher cette quatrième manche sur une attaque de Falafala, avant que l’ancien Nazairien toujours ne bloque une ultime attaque lozérienne et ne scelle le score à 25-22 pour le set et 3 manches à une pour le score final.

« Maintenant, la donne reste la même : récupérer du mieux possible, stigmatisait encore l’entraîneur est-varois, pour attendre Martigues et Raphaël Attié dès mercredi. » Un match attendu tout autant que celui de Mende mais pas pour les mêmes raisons : là, il s’agira de faire la fête à l’ancien capitaine fréjusien mais tout en infligeant leur 12e défaite aux Martégaux. 

Car, comme le disait M. Hugo, Victor de son prénom, « la bonté d’une guerre se juge à la quantité de mal qu’elle fait »…


Retrouvez ici les images du match Fréjus vs Mende

Avec cette victoire, Fréjus repasse devant son adversaire du jour au classement, mais les Saint-Quentinois seront tout de même difficiles à aller rechercher. Martigues, qui joue mercredi à Fréjus avant de recevoir les joueurs de l'Aisne précisément, viendra arbitrer ce duel

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