Volley-ball - Ligue B masculine : L’Amslf en sait plus… sans en savoir plus !

11 avril 2020

Cette fois, on sait. Tout du moins en ce qui concerne le championnat de Ligue B masculine de volley-ball. La Ligue nationale – qui gère les trois championnats professionnels : Ligues A et B masculines, Ligue A féminine – a officialisé sa décision de mettre un arrêt définitif aux trois compétitions (télécharger ici le communiqué officiel de la LNV).

Pour l’Amslf, cela signifie une seconde saison au niveau professionnel et en Ligue B un tout petit peu moins accomplie que la précédente. Mais une saison de transition, avec un effectif largement renouvelé (départs de Simin, Pajic, Prévit, arrêt de Vivier ; arrivées de Jordan Cortegiani, Julien Bernard et deux nouveaux étrangers, l’Espagnol Daniel Maccaro Tortajada et le Canadien Jordan McConkey) et avec un objectif finalement atteint, celui de se qualifier pour la deuxième année de rang en play-off (voir classement ci-après). Une phase finale qui, aujourd’hui c’est officiel, n’aura pas lieu.

Sixièmes lors de leur retour dans le monde professionnel l'an passé, les Fréjusiens auront terminé cette seconde saison en Ligue B à la 8e place de la phase régulière

« On ne pouvait légitimement
penser aller au bout »

Loïc Geiler, coach fréjusien, l’avait sous-entendu lors d’un précédent entretien à la toute fin mars (lire ici >>>). « Il paraît difficile de songer aller au bout du championnat. Plus on avance et plus ce sera inenvisageable. Les contrats se terminent au 30 juin et il reste deux journées de phase régulière, avant d’enchaîner avec les play-off », déclarait alors l’entraîneur amséliste.

Déclarant encore en off, « la Ligue attend que l’on ne soit officiellement plus en possibilité de terminer le championnat pour l’annoncer. Des questions juridiques retardent cette annonce ».

Sur le parquet, le capitaine Raphaël Attié et ses partenaires auront fait le boulot jusqu'à être eux aussi rattrapés par le confinement

Ce samedi, au lendemain du communiqué de la LNV, Loïc Geiler ne montrait donc aucune surprise, tout en regrettant, comme tout compétiteur qui se respecte, ce goût d’inachevé. Mais les circonstances ayant entraîné cette situation sont autrement plus graves et d’autres questions se présentent aujourd’hui quant à l’avenir même de la structure fréjusienne.

Tant d’inconnues,
sportives et financières

« L’idée, pour la Ligue nationale en ce qui concerne la LBM serait montée de Cambrai (en Ligue A) et descente de Nice en contrepartie (et un chouette derby en perspective !!!), et aucune relégation en championnat Élite. »
D’Élite justement arriveraient « une montée sportive et une wild-card (un match sur 10 avait été joué au stade des play-off dans cette division au 7 mars, Ndlr), le but étant de retrouver une Ligue B à 12 clubs comme le mentionnait le règlement ». Toutes ces décisions devront encore « être validées par le gendarme financier du volley », la Direction nationale d’aide au contrôle de gestion (DNACG), ayant d’ailleurs 9 clubs des trois championnats pros dans le collimateur, dont Mende et Saint-Quentin en Ligue B.
Et nonobstant aussi les recours des mécontents, les clubs relégués (Nice VB en Ligue A masculine, Mougins en Ligue A féminine), ayant déjà annoncé leur intention de contester cette décision de la Ligue nationale.

Pour Loïc Geiler, l'entraîneur professionnel de l'Amslf volley, tout comme son adjoint Julien Laporte, pour sa part salarié de l'Amslf, et toute l'association fréjusienne dans son ensemble, l'avenir s'écrit en points d'interrogation pour l'instant

Mais surtout, l’Amslf ne sait toujours pas sur quel budget tabler pour la saison prochaine, attendant des « réponses de nos différents partenaires, publics et privés, même si la priorité actuelle n’est évidemment pas à ces questions. Et on le comprend aisément »

Simplement, comme pour nombre de clubs dans tous les sports collectifs professionnels, le volley fréjusien entend aussi les inquiétudes des joueurs.

Même constat pour l’Amslf
dans tout son ensemble

Un gros point d’interrogation qui concerne la majeure partie des entreprises quels que soient leur taille et/ou leur secteur d’activité. Mais dans ces PME, on peut classer l’Amslf, qui compte une vingtaine de salariés. « Comme pour tout le monde, tout s’est un peu arrêté avec la mise en place du confinement, souffle la président de l’Association multi-sports et loisirs de Fréjus, Hervé De Serna. Nos salariés, disséminés dans beaucoup de sections ou à l’administration générale, sont placés en chômage partiel depuis cette date. »

L'Amslf et ses 4500 à 5000 licenciés est l'une des plus importantes associations multi-sports de tout l'arc méditerranéen (photo © Franck Cluzel)

Et comme tous, Hervé De Serna ne peut se « projeter très loin. On ne connaît pas l’issue de cette crise, mais il est certain que cela entraînera immanquablement des répercussions. Reste à savoir quel degré de gravité elles revêtiront. Plus nos ressources diminueront, plus ce sera grave »… 

Classé dans
Sport