Pour que vive la tradition !

Fréjus honore son saint patron


En ce troisième dimanche après Pâques, fifres et tambours raisonnent dans les rues du centre historique de notre cité… Voici venu le temps de la Bravade, le temps pour les Fréjusiens d’honorer Saint-François-de-Paule, dans la ferveur et le partage.

Défilés, danses, processions et messes rassemblent quatre jours durant toutes les générations. La Bravade coule dans les veines de toutes et tous.

Le sauveur de Fréjus

En cette fin du quinzième siècle, Fréjus affronte une épidémie de peste noire qui décime la population, ne laissant aux survivants qu’une alternative : se terrer dans les demeures ou s’enfuir dans la campagne environnante.

Apôtre de la Charité, François de Paule a quitté sa Calabre natale pour se rendre au chevet du Roi de France sous les injonctions du Pape Sixte IV. Arrivé devant Marseille, son bateau doit rebrousser chemin, le port étant fermé à cause de la peste qui sévit sur le littoral provençal. Repoussé de partout, le vaisseau doit revenir en arrière pour accoster au petit port de Bormes-les-Mimosas. C’est dans cette petite bourgade que François accomplit son premier miracle provençal. Le religieux et ses compagnons reprennent la route vers Fréjus, port d’origine romaine. Il parcourt les rues sans rencontrer âme qui vive, les portes sont closes. Un silence de mort règne. Au milieu de cette désolation, il y rencontre une femme Misé Bertole, et lui demande les causes de cette désolation. «C’est la peste», répondra Misé Bertole.

Touché de compassion, le saint implore la Miséricorde divine pour cette cité si cruellement éprouvée.
Sa prière sera exaucée, la peste n’affectera plus jamais la ville.

La dévotion des Fréjusiens pour leur saint se poursuivra à travers les siècles.
Les motivations de chacun peuvent être diverses et variées mais l’engagement des Bravadeurs est remarquable et leur gratitude indéfectible.

Charitas Humilitas.