Commémoration du 102e anniversaire de l’Armistice du 11-Novembre 1918 : hommage aux “poilus“ tombés pour la France

11 novembre 2020

Sous le soleil mais sans public. À la différence de la même cérémonie voici un an tout juste, sous la pluie et dans le froid, mais d’une manière identique, le 8 mai dernier, à celle d’un autre armistice, celui du 8-Mai 1945, célébré sans aucun public, la commémoration de l’Armistice du 11-Novembre s’est déroulée ce mercredi 11 novembre 2020 sous le soleil… et toujours à huis clos.

Ce 102e anniversaire de la fin de la Grande Guerre a été présidé par le maire de Fréjus, David Rachline, en présence de son homologue de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, et d’autres personnalités telles mesdames Lechanteux et Dumont, respectivement députée française au Parlement européen et sénatrice du Var, ou encore de Philippe Michel-Kleisbauer, député de la 5e circonscription, Guillaume Decard, conseiller départemental, et des élus du conseil municipal.

Le chef de Corps du 21e RIMa, le lieutenant-colonel Paul Courtiau, était de son côté accompagné du capitaine Paul Bénard, le piquet d’honneur étant formé pour l’occasion de la brigade cynophile du régiment fréjusien.

Le 21e RIMa avait dépêché quelques membres de sa brigade cynophile pour constituer le piquet d'honneur en cette commémoration de l'Armistice de 1918

Les conditions sanitaires étant ce qu’elles sont, pas de collégiens ou lycéens, pas davantage de Cadets de la défense présents l’année passée, uniquement les porte-drapeaux, quelques anciens combattants et des représentants des forces de sécurité – Polices municipale (Hervé Eygazier, directeur de la Sécurité publique) et nationale – et de secours (pompiers).

« La France… soldat de l’idéal »

Cette cérémonie de commémoration a débuté par la lecture du discours du Général de Gaulle du 11 novembre 1945, par Sivan, correspondant de la Fondation de la France Libre (*).

Jean-Louis Barbier (ci-dessus), conseiller municipal de Fréjus, délégué aux Affaires militaires, relayait pour sa part le discours de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, et Claude Mathieu celui de l’ordre du jour du Maréchal Foch au nom du CELAP, Comité d’entente et de laiison des associations patriotiques de Fréjus-Saint-Raphaël.

 

David Rachline adressa également quelques mots : « Le souvenir de la guerre est un moment où la mémoire individuelle rencontre la mémoire collective, où les drames personnels prennent une épaisseur nationale (…) Ces Français de Fréjus et de toute la France que la Mère Patrie a appelé à son secours s’étaient levés comme un seul homme… »

David Rachline : "Ces Français de Fréjus et de toute la France que la Mère Patrie a appelé à son secours s’étaient levés comme un seul homme..."

Égrenant quelques-uns de « ces noms inscrits dans la roche de notre Monument aux Morts, il y avait les Bacchi, les Blanc, les Brun, les Charrier, les Fabre, les Foucou, les Raybaud, les Sénéquier ou encore les Valentin… J’en oublie et je ne peux énoncer tous ces noms de Fréjusiens tombés entre 1914 et 1918… », David Rachline conclura son discours par « cette formule de Clemenceau : “La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’Humanité, sera toujours le soldat de l’idéal“ ».

 

Vingt soldats tombés
pour la France ces 12 derniers mois

Cinq gerbes seront déposées avant que, comme il est de tradition depuis 2012 (et la loi du 28 février instaurant étendant les hommages rendus le 11 novembre à “tous les morts pour la France“), le capitaine Bénard n’égrène le nom de « soldats ayant trouvé la mort dans l’accomplissement de leur mission depuis novembre 2019 ». Vingt soldats ont ainsi laissé leur vie au cours des 12 derniers mois, et dix-neuf noms seront cités – une famille ayant perdu un enfant mort pour la France ayant préféré conserver l’anonymat – à chaque fois ponctués par cette phrase, terrible, prononcée par le piquet d’honneur, « Mort pour la France ».

Comme ces quelque 1,4 million de “gueules cassées“ et autres victimes civiles de la Grande Guerre… Qu’ils reposent en paix…

 

Retrouvez les principales images de cette commémoration du 102e anniversaire de l’Armistice de 1918.

 


(*) La Fondation de la France Libre doit son origine au Général de Gaulle lui-même qui, au lendemain de la 2nde Guerre mondiale, souhaitait que puisse perdurer un lien entre les combattants qui avaient répondu à son appel et signé un engagement pour la durée de la guerre. Sa première appellation sera, à l’automne 1945, l’Association des Français Libres.
Après plusieurs décennies d’existence, l’AFL a disparu en tant qu’association, les Français Libres, atteints par les effets de l’âge et ne souhaitant pas donner une image trop “dégradée“ et contraire au souvenir qu’ils entendaient laisser, prirent la décision, lors de leur congrès de 1988, que cesserait leur activité -associative le 28 juin 2000.
Conscients néanmoins du devoir de mémoire dont ils étaient les légataires, ils décidèrent alors de créer la Fondation de la France Libre. Reconnue d’utilité publique, celle-ci mène des actions mémorielles et scientifiques, pour transmettre la mémoire de ceux qui se sont engagés dans les Forces françaises libres entre le 18 juin 1940 et le 31 juillet 1943.

Sivan (ci-dessus), correspondant de la Fondation de la France Libre, a lu le discours du Générale de Gaulle prononcé le 11 novembre 1945

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