Conseil de quartier : Caïs(*)-Capitou prêt à croquer dans l’avenir

12 juin 2019

 

Cäis-Capitou, l'un des quartiers les plus étendus de Fréjus, depuis la RDN7 au sud jusqu'au pôle Grand Capitou au nord © Goggle Earth

La ronde des conseils de quartier s’est poursuivie ce mardi 11 juin avec, cette fois, une étape du côté de Caïs-Capitou, une semaine avant de conclure à la salle Charles-Denis de Saint-Aygulf.

Caïs-Capitou, un quartier étendu au nord-ouest de Fréjus, du Capitou au nord à La Palud et Lou Gabian au sud. Un quartier à l’habitat encore diffus il y a peu, constitué de prés et grandes propriétés, certaines appartenant à l’armée.

Et un quartier à mi-chemin entre industrie et habitat.
Industrie, avec l’avènement du projet Grand Capitou, qui a trouvé ces quatre dernières années une continuité marquée par les pôles BTP et Production (Capitou Nord) au nord de l’autoroute, par la création du pôle Mixte (Artisanat) “sous“ le pôle d’Excellence Jean-Louis. Mais aussi, au sud du quartier, côté Intendance, les ZA de La Palud et de Lou Gabian.

Habitat encore avec de nouveaux lotissements qui ont lancé l’évolution démographique du quartier de Caïs sortis de terre depuis dix ans, depuis Caïs-centre et Les Cigales d’Or aux derniers livrés, Terra Caïs, Estérel Garden ou Le Domaine des Cigales.

L'installation de la clim' dans les dortoirs des maternelles Caïs et Paul-Roux (ci-dessus) et divers autres travaux ont représenté un investissement municipal de quelque 65.000 € en 2018

1,130 M€ investis entre 2014 et 2018 en travaux…

Un grand volet de la réunion aura concerné la voirie. Les travaux accomplis, les purges et rebitumage de plusieurs parties de l’avenue Lachenaud “sens montant“ (35.000 €), sur le pluvial (30.000 €), sur le chemin des Vernèdes, etc. « Si l’on rajoute parmi la soixantaine d’interventions, celles du style mise en place d’un éclairage public plus performant et plus énergétique à Led’s sur la RD4 (20.000 €) ou les travaux d’aménagement ou de rénovation dans les groupes scolaires Caïs et Paul-Roux (65.000 € au total), ce sont 150.000 € qui auront été investis sur la seule année 2018 dans ce domaine », précise Charles Marchand, élu délégué au quartier. Ajoutant encore, « près d’1,130 M€ au total entre 2014 et 2018 ».

Les travaux de réalisation du giratoire à l'intersection RD4 - rue du Malbousquet devraient débuter en septembre, pour sécuriser entre autres l'accès aux groupes scolaires

1,090 M€ supplémentaire en 2019 !

Et ce n’est pas fini, serait-on tenté d’ajouter, à l’image du giratoire Malbousquet - RD4 face à la mosquée Missiri (750.000 € seront injectés là). L’on ajoutera aussi une « réfection ponctuelle de la voirie sur le chemin du Malbousquet, ajoute le 1er adjoint, Richard Sert, dans le cadre du projet global d’élargissement prévu ici », sur une voie de plus en plus usitée. « Ce projet avance, mais il nous faut acquérir certaines parcelles privées pour permettre cet élargissement. Néanmoins, la municipalité a déjà décidé d’intervenir sur la partie basse du chemin, tant sur des parties de voirie à élargir que sur des travaux de pluvial. »

Enfin, des travaux de renforcement des digues du Reyran (curage, désherbage, réparation longrines, remplacements de dalles abîmées) débuteront fin juin. « Il est plus facile de travailler dans la lit du Reyran sur la saison sèche, c’est pourquoi les entreprises seront également à pied d’œuvre au mois d’août », pour « un entretien qui représente tout de même près de 100.000 € par an ».

Désherbage, curage, changement des longrines, remplacement des dalles abîmées, des travaux vont renforcer les digues du Reyran dès la fin juin

4 M€ de travaux sur le Reyran !

Au total, c’est donc 1,090 M€ qui sera investi en plus sur cette seule année 2019.

« Les travaux de confortement de la digue du Reyran tombent sous le coup de la loi Gemapi (GEstion des Milieux Aquatiques et Prévention des inondations, Ndlr) et relèvent de la compétence de la Cavem. Simplement, la Communauté d’agglomération ne prendra en charge ces travaux de confortement que lorsque la Ville aura renforcé ces mêmes digues. Et il faut savoir que ces travaux représentent quelque 4 M€, financés à 60% (2,4 M€) par la ville de Fréjus, le reste relevant de subventions diverses. »

A fait partie intégrante du débat le projet de “route digue“ et de doublement de la RDN7 (via le chemin des Vernèdes), pour mettre la ZA de La Palud hors d’eau, « là encore un dossier qui suit son cours avec le concours de la Cavem ».

Des travaux visant à renforcer l'écoulement du pluvial sont actuellement en cours sur la partie basse du chemin du Malbousquet

Baisse des délits de tous ordres
entre 2017 et 2018

Si la sécurité n’a pas monopolisé les sujets – le commissaire-adjoint Cédric Fèvre n’en aura pas moins fait « un nouvel appel aux citoyens vigilants, y compris après une baisse générale de l’ensemble des faits délictueux entre 2017 et 2018 » –, c’est surtout l’arrivée massive de gens du voyage (« + de 70 caravanes ! ») qui a marqué l’actualité ces derniers jours chemin du Pigeonnier. « Vous savez comme nous, s’est alors adressé à l’intéressé le maire David Rachline, que c’est pour nous un vrai cheval de bataille depuis quatre ans. Et dans la quasi totalité des cas, nous n’avons pas cédé et réussi à leur faire entendre de raison. »

Plus de 2 M€ auront été consacrés aux travaux de voirie sur les deux dernières années, et la différence se fait au grand jour comme ici l'élargissement et un nouveau tapis pour une partie du chemin du Malbousquet

Pour autant, Caïs (« Caïs…Capitou, n’oublions jamais d’accoler le terme Capitou », a tenu à préciser l’un des plus anciens habitants du quartier), est à coup sûr le quartier qui a le plus et le plus vite grandi toutes ces dernières années. Et l’avenir conduira encore ce quartier à évoluer, à l’image du futur stade modulaire sportif qu’il doit accueillir dans les années à venir.

Et, en attendant l’aménagement de l’espace Jean-Duconseil, la place Henri-Favra (ci-dessous), cœur de vie du lotissement du Verger des Arènes a déjà livré sa nouvelle version, plus gaie et plus fleurie, très provençale…


(*) À l’origine, caïs désignait un “homme aux fortes mâchoires“. Les premières familles Caïs connues, originaires de la Martre, sont venus à Fréjus comme bergers et travailleurs, au début du XVIIe siècle. Le terme caïs peut aussi désigner un terrain semé en blé.

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