Le sujet
Les maquis de Provence n’ont rien à envier à d’autres plus connus. Précoces, divers, assez nombreux, ils sont présents dans toutes les zones de montagne de la région, tant dans sa partie alpine que dans ses petits massifs, des Maures au Mont Ventoux. Ils se multiplient avec la mobilisation de la Résistance consécutive au Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie.
Ceux des Francs-Tireurs et partisans (FTP) appartiennent à la mouvance communiste et se distinguent par leurs coups de main et autres actions (sabotages de voie ferrée en particulier).
C’est le cas du plus important d’entre eux, la 1 compagnie FTP de Provence née dans le Var avant de s’installer dans les Alpes-de-Haute-Provence. D’autres sont rattachés à l’Armée secrète (AS) des Mouvements unis de la Résistance (MUR), comme le maquis Vallier qui pérégrine dans le Haut-Var avant de descendre près du littoral à la veille du Débarquement de Méditerranée. D’autres maquis, surtout dans les Hautes-Alpes et l’Ubaye, sont encadrés par des militaires de l’Organisation de résistance de l’armée (ORA). Ces maquis s’attachent moins à l’action « immédiate » qu’à la formation de combattants en vue du combat libérateur.
Tous ces maquis constituent une menace sur les arrières des occupants qui s’attendent à un débarquement sur le littoral. Ils sont de plus en plus violemment réprimés, notamment par des unités spécialisées. Cette répression meurtrière, commencée dans le Var à Signes, le 2 janvier 1944, atteint son apogée dans l’été, en particulier dans les Alpes-de-Haute-Provence.
C’est cette histoire mal connue que cette conférence essaiera de présenter en insistant sur les maquis emblématiques de la Résistance dans le Var.
Le conférencier
Professeur honoraire des universités en histoire contemporaine (Université d’Aix-Marseille), historien de la France des années quarante et de la Provence contemporaine, président du conseil scientifique du Mémorial du débarquement et de la libération de la Provence, il a publié de nombreux travaux en particulier sur la Résistance et la Libération en France méridionale. Il est l’un des contributeurs principaux du Dictionnaire historique de la Résistance, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », rééd. 2021, sous la direction de François Marcot. Il a exposé certains de ses travaux dans La Résistance sur les bords de la Méditerranée. Un parcours d’historien, consultable en ligne sur le site de l’UMR Telemme.
Après la conférence
Cette conférence sera suivie d’un dîner au restaurant « Rose’s Corner » à Fréjus, avec une participation de 29,00 euros par personne.
Veuillez noter que seules les réservations accompagnées du règlement seront prises en compte. Nous vous prions de bien vouloir répondre impérativement avant le vendredi 3 avril 2026.

