Le sujet
En 1894, après 10 années de « protectorat fantôme », les tensions entre la France et le royaume de Madagascar atteignent de nouveaux sommets. Le ministère de la Marine, ayant déjà mené la première expédition et lancé des reconnaissances sur la Grande Île, part du principe qu’il assumera la direction des opérations. Cependant, le ministère de la Guerre, souhaitant récolter sa part de la gloire des conquêtes coloniales, en revendique aussi le commandement.
Après les réclamations du ministre de la Guerre en conseil des ministres, le général Mercier, la campagne de la saison sèche de 1895 est attribuée à son département. Cette décision, compliquant les relations entre la Guerre et la Marine, est la première d’une longue série d’erreurs ou d’errements précipitant le corps expéditionnaire vers un désastre sanitaire : environ un tiers du corps expéditionnaire meurt à Madagascar, dont une vingtaine de soldats seulement au combat. Pour autant, le corps expéditionnaire arrive tant bien que mal à Tananarive. Comment expliquer les difficultés que rencontre le corps expéditionnaire ?
Comment expliquer qu’en dépit de celles-ci, la campagne soit considérée comme un succès, et que
surtout, celle-ci soit aussi peu connue ?
Le conférencier
Titulaire d’un Master Expertise des Conflits Armés, 2023-2024, monsieur Gaël BAY est l’auteur d’un Mémoire d’histoire contemporaine sur la 2 expédition française à Madagascar (1894-1895) obtenu avec 19/20, récompensé par le Prix d’Histoire Militaire 2024. Recherches dirigées par J-F. Klein, professeur à l’AMSCC.
Il est réserviste opérationnel à la BAN de Lann-Bihoué Quéven (56).
Après la conférence
Cette conférence sera suivie d’un dîner au restaurant « Rose’s Corner » à Fréjus, avec une participation de 29,00 euros par personne.
Veuillez noter que seules les réservations accompagnées du règlement seront prises en compte. Nous vous prions de bien vouloir répondre impérativement avant le mardi 5 mai 2026.

