À 82 ans, Bernard Parent continue de se lancer des défis. Le 26 septembre, le Fréjusien a pris le départ de l’ultra de Millau, une épreuve de 100 kilomètres particulièrement exigeante, au cœur du Parc naturel régional des Grands Causses, en Aveyron. Après 17 heures et 4 minutes d’effort, il est venu à bout d’un parcours comptant plus de 1 100 mètres de dénivelé positif et 18 ravitaillements.
Une performance au terme d’une course exigeante
Parti le samedi à 8 heures, Bernard Parent a franchi la ligne d’arrivée avant la limite fixée au dimanche à 2 heures du matin. Engagé dans la catégorie Master 9, la plus âgée, il était l’un des quatre participants inscrits dans cette catégorie. Trois ont abandonné : il est le seul à avoir terminé.

La course a notamment été difficile entre 14 heures et 16 heures, lorsque la température a atteint 30 degrés, au moment où le parcours présentait aussi les côtes les plus importantes. Pour tenir la distance, le coureur a misé sur l’endurance fondamentale, la gestion de ses forces et une alimentation essentiellement liquide. « Il faut gérer ses capacités, ses forces et son alimentation. On ne peut pas se reposer », résume-t-il.
Une histoire commencée à l’âge de la retraite
Ancien enseignant au lycée Gallieni de Fréjus, Bernard Parent a commencé à courir à l’âge de la retraite, encouragé par des amis. Il a participé au Marathon de Paris le 10 avril 2005, puis a pris le départ de son premier 100 km de Millau en septembre de la même année. Depuis, cette course est devenue une véritable histoire personnelle : l’édition du 26 septembre était sa septième.
Pendant plusieurs années, il a été bien classé au niveau départemental. Pour préparer cette nouvelle échéance, il a couru un jour sur deux durant les mois de juillet et d’août. Depuis Saint-Aygulf, il emprunte régulièrement la Base nature et la piste cyclable jusqu’à Saint-Raphaël pour ses longues distances.

