Le sujet
L’incendie de Notre-Dame de Paris a ramené au premier plan de la scène patrimoniale les compagnons « du Devoir » ou « du Tour de France ».
Sous le coup de l’émotion, l’emballement médiatique a produit une surenchère de publications qui mélangent les aspects historiques et légendaires avec des questions actuelles, relatives à la formation et aux métiers manuels.
Des compagnons ont eux-mêmes largement contribué à sourcer et légitimer certains propos erronés, où l’on saute sans preuve les siècles pour relier, sans solution de continuité ni dilution des savoirs, les bâtisseurs de cathédrales aux compagnonnages actuels.
Passé ce choc émotionnel bien compréhensible, qu’en est-il exactement de l’enracinement des compagnonnages, au pluriel, dans le passé médiéval ? Quelle est la part des mythes et des clichés romantiques hérités du XIXe siècle et de la littérature ? Que savons-nous réellement des compagnons en général et des compagnons tailleurs de pierre en particulier ?
Le conférencier
Jean-Michel Mathonière, né en 1958 à Montluçon, est un essayiste et historien spécialisé dans l’étude des compagnonnages et, tout particulièrement, des compagnons tailleurs de pierre.
Après une formation technique initiale de dessinateur en bâtiment et génie civil, suivie d’un passage par les Bâtiments de France en tant que collaborateur d’architecte, il s’oriente ensuite par goût de l’histoire vers l’édition et la librairie, puis vers le graphisme et la mise en pages de livres, tout en menant en parallèle des recherches historiques sur de nombreux sujets, tels que les marques de tailleurs de pierre, les marques dites « au quatre de chiffre », les anciens jeux de tarot et leur iconographie symbolique, les bâtisseurs de cathédrales, etc.
Collaborateur régulier et membre du comité de rédaction de la revue d’études et d’histoire maçonnique Renaissance Traditionnelle, il a organisé et scénographié dans plusieurs villes de France des expositions sur les compagnonnages. Il a notamment été le commissaire de l’exposition « La règle et le compas » au Musée de la franc-maçonnerie à Paris en 2013.
Signalons enfin qu’il est membre des conseils d’administration de l’Académie de Vaucluse et de l’Association francophone des historiens de la construction.
Entrée libre.

